La communauté européenne et les énergies renouvelables

Les énergies renouvelables sont de nouvelles alliées dans la lutte contre les changements climatiques. Elles en constituent, d’ailleurs, un atout majeur selon la Communauté Européenne de l’Energie. En effet, les énergies renouvelables qui comprennent l’énergie éolienne, l’énergie solaire, hydroélectrique, marine, géothermique et issue de la biomasse, ainsi que les biocombustibles. Elles peuvent remplacer les combustibles fossiles qui contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Elles ont l’avantage de diversifier l’approvisionnement énergétique et de diminuer la grande consommation des combustibles fossiles tels que le gaz et le pétrole qui ne sont pas très fiables.

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Les fondements juridiques de l’Union européenne : un outil de promotion des énergies renouvelables

Les législations sur la question des énergies renouvelables sont assez évoluées et promeuvent l’exploitation de ce qui constitue désormais une alternative aux combustibles fossiles. On retrouve dans le dispositif normatif des textes tel que l’article 194 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne et la directive sur les énergies renouvelables.

L’article 194 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne

En effet, les États membres de l’Union Européenne ont choisi d’appliquer les dispositions de l’article 194 du Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE), qui dispose dans son article 1er que : Dans le cadre de l’établissement ou du fonctionnement du marché intérieur et en tenant compte de l’exigence de préserver et d’améliorer l’environnement, la politique de l’Union dans le domaine de l’énergie vise, dans un esprit de solidarité entre les États membres… À assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique dans l’Union à promouvoir l’efficacité énergétique et les économies d’énergie ainsi que le développement des énergies nouvelles et renouvelables, etc..

La directive sur les énergies renouvelables

L’Union européenne fait face à une augmentation de la sollicitation en énergie (estimez votre consommation EDF), à la volatilité des prix qui entrainent des ruptures d’approvisionnement. Par ailleurs, elle doit tout faire pour diminuer considérablement les conséquences de l’énergie non renouvelable sur l’environnement. La directive existante sur les énergies renouvelables qui a été adoptée le 23 avril 2009 donne des objectifs aux Etats d’ici 2020. Elle établit les diverses méthodes que les Etats peuvent utiliser pour réussir à atteindre les objectifs qui ont été fixés. Ce sont les régimes d’aide, les garanties d’origine, les projets conjoints, des collaborations entre des États membres de l’Union européenne et des pays tiers. Cela inclut également des éléments de durabilité ou de constance pour les biocarburants. La directive établit également les buts locaux sur la question d’énergies renouvelables pour chaque Etat qui se base sur les ressources renouvelables qu’il dispose déjà.

L’enjeu de la création d’une Communauté Européenne de l’Energie est de régler les divergences d’opinions face à la gestion au niveau européen du dérèglement climatique. Le président de la Communauté Européenne de l’Energie appelle les pays européens à clarifier leur position et leur stratégie afin d’éclairer le débat sur les perspective de développement durable. Par ailleurs, il existe aussi une Communauté Européenne de l’énergie atomique qui, elle est chargée de faire la coordination des programmes de recherches sur l’énergie nucléaire.

La stratégie européenne en matière d’énergie

La stratégie européenne en matière d’énergie se présente sous la forme du Paquet énergie climat adopté par l’Union européenne en 2009. Lequel avait trois objectifs prépondérants notamment la diminution de 20 % des émissions de gaz à effet de serre des pays de l’Union européenne, l’atteinte du taux de 20 % en énergies renouvelables dans le mix énergétique européen enfin la réalisation de 20 % en économies d’énergie.

À l’heure actuelle, la Communauté Européenne de l’Energie souhaite que les pays européens continuent à avoir les mêmes objectifs qui doivent cette fois, être atteint d’ici à 2020.

Le paquet énergie climat : les objectifs de l’Union européenne

Le Paquet sur le climat et l’énergie à l’horizon 2020 qui est en droite ligne avec la stratégie Europe 2020 de l’Union européenne, présente les objectifs que se sont donné les États membres de l’Union européenne en ce qui concerne les énergies renouvelables. Par rapport à 1990, les États ont décidé de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’au moins 20 % et à rendre meilleure leur efficacité énergétique de 20 % également. Les États de l’Union européenne se préparaient déjà à diminuer leur consommation en énergie provenant des combustibles fossiles.

Les impératifs énergétiques et environnementaux

L’IRENA prévient en tirant la sonnette d’alarme, recommandant l’Europe d’améliorer au plus vite sa politique en faveur d’une transition vers les énergies renouvelables. En outre, le document fait aussi état d’avancées notoires non négligeables. En effet, l’Union Européenne portera d’une manière entretenue la part des énergies renouvelables à environ 34 % en 2030 si elle met effectivement en place son plan de développement accéléré des énergies renouvelables dénommé scénario « REmap ». Cet objectif est qualifié de réaliste au regard du niveau technologique déjà atteint et de la capacité de financement dont est dotée l’institution. Le projet permettrait d’enregistrer des améliorations en matière de réduction des gaz à effet de serre. Cette possibilité est analogue au scénario de référence prévu par le paquet énergie.

État des lieux des engagements environnementaux

Les efforts de l’Union Européenne en matière d’énergie mix est à encourager. En effet, entre 2005 et 2015, la part d’énergies renouvelables dans le mix européen est passée de 9 % à 16,7 %. Néanmoins, il convient de prolonger cette dynamique si l’Union veut atteindre le niveau de 27 % du mix énergétique en adéquation avec les objectifs fixés par le paquet énergie climat de 2014, précisé en novembre 2016 dans le paquet «Energies propres pour tous les Européens.

Vue d’ensemble

Chaque pays de l’Union de manière isolé poursuit un objectif fixé par lui-même tenant compte de sa situation initiale. Ainsi par exemple, la France devra ainsi compter 23 % de ces énergies renouvelables dans sa consommation totale d’ici 2020, part qui atteint 16 % en 2016. Pour référence, l’objectif le plus élevé est celui de la Suède, fixé à 49 %. Le niveau le plus faible est celui de Malte, fixé à 10 %.

Les politiques nationales en faveur de la transition énergétique

Les pays que sont le Royaume-Uni, la France, l’Irlande et les Pays-Bas sont ceux qui sont encore relativement éloignés de leurs objectifs. En guise d’illustration, l’Irlande est en retard de 6 points tandis que les Pays-Bas enregistrent un retard de 8 points, par rapport à leurs objectifs respectifs. Bien ayant des objectifs en deçà de 20 %, les pays tels que la Belgique, Chypre, la Pologne et Malte se révèlent être aussi en retard en lien avec les objectifs qui sont les leurs.

Les meilleurs élèves restent les pays du nord du vieux continent. Outre la Suède, les autres 11 pays de cette zones ont déjà atteint leurs objectifs respectifs. La Croatie et la Roumanie en sont aussi des exemples patents. Ces pays à l’instar de la Lettonie, l’Autriche et le Portugal qui se sont fixés des objectifs autour de 30 % d’énergie renouvelable, sont en bonne voie de les atteindre, ce qui constituerait une performance louable.

Bien que les engagements soient hétérogènes en fonction des choix pris des acteurs gouvernementaux de chaque pays, l’Europe affirme sa volonté à occuper un rôle prépondérant dans la lutte contre le changement climatique. Elle engage ses efforts à la promotion d’énergies vertes, inépuisables et vecteurs de croissance économique durable.

La position et les engagements de la France pour la transition énergétique

L’Accord de Paris fait suite aux négociations qui ont eu lieu lors de la Conférence de Paris sur le climat, plus communément nommé COP21. La ratification de cet accord prévoit de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C d’ici à 2100. La France a, depuis de nombreuses années, mis en place des actions qui sont coordonnés par des acteurs institutionnels comme l’ADEME par exemple.

Si vous souhaitez obtenir plus d’infos sur les enjeux climatiques n’hésitez pas à aller sur le site du Ministère de la transition écologique et solidaire à cette adresse-.