Les pays signataires de l’accord de Paris

La situation climatique dans le monde inquiète . En novembre 2014, le 5e rapport de synthèse du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) concluait sur la gravité du climat dans le monde. Depuis, la COP24 qui s’est déroulée en décembre 2018, est venue apporter de nouvelles solutions pour la mise en oeuvre d’actions concrètes en faveur de l’environnement. Entre-temps, c’est avec l’Accord de Paris que les pays signataires se sont engagés le 12 décembre 2015. Ce contrat a été institué suite à la COP 21 à et est entré en vigueur le 4 novembre 2016 .

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195 Etats et l’Union européenne s’engagent dans l’Accord de Paris

Au vu de la généralisation des conséquences de l’activité humaine sur le climat (la fonte progressive des glaciers, l’augmentation du niveau de mer, de fortes chaleurs et de l’urgence de la situation), des Etats ont décidé de se réunir autour d’une même table. C’est ainsi que 195 Etats dans le monde ont convenu à un accord dit historique pour lutter contre le changement climatique. C’était en 2015 que les pays signataires de l’Accord de Paris se sont retrouvés. Mais ce n’est qu’une année plus tard qu’il est ouvert et que plusieurs autres pays signataires de cet accord commencent à y ratifier.

Ratification par 55 pays : le double seuil atteint en 2016

C’est donc à New York, au siège des Nations unies que l’Accord de Paris voit le jour de façon concrète, le 22 avril 2016, jour de la signature. (Une date symbolique, puisque ce jour, la société civile célèbre l’environnement et au cours duquel de nombreuses manifestations sont organisées pour soutenir l’action de la protection de l’environnement). Mais ce n’est que le 04 novembre de la même année qu’il entre en vigueur car, il a fallu attendre l’atteinte du double seuil, le 05 octobre. L’atteinte du double seuil est faite par la ratification par 55 pays responsables ensemble au moins 55% des émissions mondiales. Cela a constitué le coup d’envoi pour des Etats qui trainaient encore le pas.

Une adhésion progressive des Etats

Lors de l’ouverture en 2016 de l’Accord de Paris aux signatures, 175 Plusieurs Etats ont donc ratifié cet accord atteignant en 2017 le nombre de 125 et 15 ont présenté leurs outils de ratification. Des 175 nations ayant pris part le 22 avril à la cérémonie, 31 ont assisté au niveau de chef d’État, 2 au rang de vice-président, 24 au degré de chef du gouvernement, 9 au niveau de vice Premier ministre, 29 au niveau de ministre des Affaires étrangères, 59 au niveau ministériel, 1 au niveau d’ancien président et 20 au niveau de Représentant permanent. Seuls deux Etats ont été des pays non signataires de l’Accord de Paris. Il s’agit de la Syrie et du Vatican. Initialement, la Syrie n’était pas attendue comme pays signataire en raison de la guerre civile. Toutefois en novembre 2017, la Syrie a dit vouloir ratifier l’accord lors de la COP23 et de remettre ses instruments à l’Organisation des Nations Unies. En ce qui concerne le Vatican, sa position d’observateur ne lui a pas permis d’être une partie prenante permanente de la CCNUCC et de signer ainsi l’accord de Paris sur le climat. À ce jour sur les 197 pays signataires de l’Accord de Paris, 196 l’ont ratifié. C’est dire l’importance que revêt la situation climatique actuelle pour chaque Etat.

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Une application progressive des objectifs de l’accord de Paris

Pour un tel accord, la mayonnaise tarde quelque peu à prendre. Néanmoins, le train est en marche. Bien que certains spécialistes croient que l’objectif de l’Accord de Paris signé en 2015 n’est pas atteignable au vu d’un retard sur la feuille de route des pays signataires, d’autres par contre voient la chose d’un bon oeil. En effet, déjà 58 pays signataires de l’Accord de Paris ont adopté des lois et pris des décisions d’envergure nationale concises qui ont pour but de réduire leurs rejets en carbone en 2030. Les premières mesures concernent les secteurs des transports et de l’énergie. Parmi ces Etats, déjà 16 pays signataires respectent cet accord. En outre, l’Union Européenne entrevoit également une diminution de 40% des émissions de CO2 en 2030 par rapport à 1990.

Au sein de l’Union européenne, en dehors de sept pays signataires qui n’ont pas encore légiféré des lois nationales claires sur la question, le reste des pays évolue tant bien que mal. Des instituts spécialisés dont le Britannique Grantham ont rendu public un rapport sur le changement climatique et l’environnement. Dans ledit document, ces professionnels ont établi la liste de ces pays signataires, bons élèves, qui sortent du lot et tirent le reste des Etats par le haut. Il s’agit notamment de l’Algérie, le Canada, le Costa Rica, l’Éthiopie, le Guatemala, l’Indonésie, le Japon, la Macédoine, la Malaisie, le Monténégro, la Norvège, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Pérou, les Samoa, Singapour et les Tonga. Un exemple que pourrait bien suivre les pays industrialisés est celui du Costa Rica. Son ambition est de ne pas produire de carbone d’ici 2030, ce qui a été appelé bilan carbone neutre.

Le Costa Rica, un exemple à suivre en matière d’environnement

Dans le monde, le Costa Rica est un exemple en ce qui concerne les questions d’environnement notamment celles des ressources naturelles. Reconnu pour ses projets très innovants en matière environnementale, ce pays situé en Amérique centrale est d’ailleurs le tout premier au monde à proscrire le plastique à usage unique. Le Costa Rica a choisi de combattre avec la dernière énergie les déchets plastiques qui pullulent dans les océans et les décharges.
Mais le pays de Carlos Alvarado ne s’intéresse pas qu’aux sacs en plastique et aux bouteilles d’eau, mais également aux fourchettes en plastique, aux pailles, aux couvercles et bâtons agitateurs pour tasses de café à emporter. Ces ustensiles ou objets doivent être substitués par des matériaux biodégradables avec des caractéristiques bien précises d’ici 2021: non issus du pétrole et compostables.

En outre, le Costa Rica a réussi à faire 300 jours en utilisant 100% d’électricité renouvelable. Le défi de ce pays était de ne pas utiliser de carburants fossiles pour satisfaire ses exigences en énergie électrique. Un challenge qu’il a donc bravé en 2017 en battant son propre record précédent, de 250 jours dans le développement de l’électricité propre, en arrivant à 300 jours en 2017 d’électricité 100% verte. Trouvez ici plus d’actions menées par le Costa Rica dans l’application de sa politique environnementale.